L’auteur
Geneviève de Gaulle Anthonioz
Née en 1920, Geneviève de Gaulle Anthonioz est la nièce du Général de Gaulle. Veuve de Bernard Anthonioz, ancien directeur de la création artistique au Ministère des Affaires culturelles, fondateur du Centre National d’Art contemporain. Elle est mère de quatre enfants.
Résistante dès 1940 dans le Réseau du Musée de l’Homme, Mouvement Défense de la France.
Elle fut arrêtée en 1943, internée à Fresnes puis au camp de concentration de Ravensbrück.
Présidente de l’Association Nationale des Anciennes Déportées et Internées de la Résistance (depuis 1956) et administrateur du Comité d’aide sociale de la Résistance (COSOR) (depuis 1972), elle fut également conseiller technique au cabinet d'André Malraux, alors Ministre délégué à la présidence du conseil en 1958, ainsi que vice présidente des Compagnons de la fraternité Edmond Michelet.
Croix de guerre, médaillée de la Résistance, elle est promue en juillet 1997 au grade de Grand Croix de la Légion d’Honneur, première femme dans l’histoire à recevoir cette distinction.
Son engagement aux côtés des plus pauvres, quelques événements importants :
Elle découvre le camp des sans-logis de Noisy-le-Grand en 1958, y rencontre le Père Joseph Wrésinski et fait partie de la première association qui donnera naissance au mouvement ATD Quart Monde. En 1964, elle en devient Présidente pour la France. De 1972 à 1996, elle est reçue à ce titre par les différents Présidents de la République et par plusieurs Premiers ministres.
Elle est également reçue par le Pape Jean-Paul II en 1982, avec une délégation de jeunes du Quart Monde et en 1989 avec une délégation de 350 représentants des familles du Quart Monde. Lors des Journées Mondiales de la Jeunesse, elle l’accueille sur le parvis des Libertés et des Droits de l’Homme du Trocadéro à Paris, où est scellée une dalle en l’honneur des victimes de la misère.
Elle reçoit en 1982 le prix “Humanisation” et en 1991, pour ATD Quart Monde, le prix “Être citoyen”.
En 1988, elle est nommée par décret membre du Conseil Économique et Social au titre des personnalités qualifiées, en remplacement du Père Joseph Wrésinski, et voit son mandat renouvelé en 1994.
En tant que Conseiller économique et social, elle présente au CES en juillet 1995 un rapport d’évaluation des politiques publiques de lutte contre la grande pauvreté et, en décembre 1996, un avis sur l’avant-projet de loi d’orientation relatif au renforcement de la cohésion sociale. C’est à ce titre qu’elle est entendue par les députés en séance plénière de l’Assemblée Nationale le 15 avril 1997.
Outre le Conseil Économique et Social, elle siège également au Conseil National des politiques de Lutte contre la pauvreté et l’Exclusion sociale (CNLE) et au Haut Comité pour le logement des personnes défavorisées.
Elle décéde le 14 février 2002.
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